A Potosi, une étape sur ma route tandis que je sillonne la Bolivie pour y faire des photos pour les sites de photos de stock.
Le principal intérêt de Potosi est la visite des coopératives minières situées sous le Cerro Rico.
On ne descend pas dans la mine les mains vides. On descend les bras chargés de cadeaux pour les mineurs : de la coca, des cigarettes, de l’alcool à 96° pour « adoucir » le quotidien, de la dynamite pour faciliter le travail.
L’entrée de la mine est un trou sombre et béant creusé dans la montagne et soutenu par des poutres usées. Il existerait plusieurs centaines de kilomètres de galeries sur le Cerro Rico.
On progresse dans la mine, courbé en deux, dans un véritable labyrinthe fait de tunnels semblables les uns aux autres. Il fait une chaleur lourde, étouffante. La poussière est épaisse, la respiration difficile. Je protège autant que possible mes appareils photos.
Et je ne peux m’empêcher de penser aux hommes qui travaillent ici et dont l’espérance de vie dépasse rarement les quarante cinq ans.